Selon le South China Morning Post, 70 % des rivières et des lacs chinois sont pollués par les installations industrielles, comme les usines chimiques et textiles. On peut imaginer l’impact pour les Chinois, qui sont passés en quelques années d’un mode de vie traditionnel à un mode de vie industriel effréné… Et comme les aliments font maintenant le tour du monde, cela signifie que nous aussi pouvons être affectés.

On parle souvent des produits de Chine, par exemple les jouets, qui sont parfois toxiques et à éviter. Mais cet avertissement vaut aussi pour ce que nous mettons dans notre assiette. En effet, en plus de la pollution qui dépasse largement les prévisions, l’utilisation des pesticides en Chine est beaucoup moins contrôlée qu’ici. Voici 5 aliments de Chine à ne pas acheter.

Le tilapia

 

Une grande partie de la production de ce poisson provient de la Chine. Arrivé assez récemment dans nos marchés, ce poisson est très apprécié pour sa chair ferme, son goût peu prononcé et son absence d’arêtes. Mais attention, il faut également se pencher sur la manière dont le poisson est élevé!

En effet, les piscicultures chinoises sont malheureusement peu reluisantes, élevant les poissons dans des bassins beaucoup trop petits, dans des eaux fétides et sans hygiène, et en y ajoutant des produits chimiques puissants comme des antibiotiques, des hormones de croissance et des insecticides. On dit même qu’il est strictement interdit aux enfants chinois de s’approcher de ces bassins! Inquiétant.

Le riz

 

La Chine a récemment vécu un énorme scandale concernant son riz, lorsque des tests ont révélé que sa teneur en cadmium, un métal lourd toxique, était beaucoup trop élevée. Le cadmium est associé à une myriade de problèmes de santé, incluant des cancers, des malformations osseuses, de l’insuffisance rénale, etc. La contamination s’est faite par l’eau, lorsque des usines extrêmement polluantes sont venues s’installer près des rizières.

Cela dit, on peut se rassurer un peu : la grande majorité du riz que l’on consomme ici provient des États-Unis. Le riz chinois est en fait surtout destiné au marché local. Il y a quand même parfois du riz chinois vendu ici, par exemple dans les épiceries internationales. Il faut vérifier la provenance et s’abstenir dans le doute, même s’il s’agit à prime abord d’une bonne affaire (un bas prix ne vaut pas la peine si c’est pour nous empoisonner!).

Le jus de pomme

 

Comme la France est un grand producteur de pommes, le jus que nous retrouvons ici est le plus souvent local. Mais la Chine exporte quand même beaucoup de produits transformés de la pomme, en particulier du jus. On retrouve souvent ce jus, tel quel ou sous forme de mélange, dans les produits bons marchés. Son goût est souvent un peu acide est peu fruité, parce qu’il provient de loin et que les fruits là-bas ne sont pas de grande qualité.

La pomme est, année après année lors des tests, le fruit qui demande le plus de pesticides pour sa culture. La quantité de pesticides utilisés est beaucoup, beaucoup plus élevée que ce qui est autorisé ici.

Les champignons

 

Les champignons chinois, le plus souvent vendus ici en conserve (environ un tiers de ces conserves proviendraient de la Chine) ou encore séchés, sont aussi à proscrire à cause de l’utilisation massive de pesticides. Dans les dernières années, plusieurs pays ont même interdit temporairement l’importation de ces champignons chinois, jusqu’à temps que le problème se règle.

On pointe particulièrement du doigt la tetraméthrine, un insecticide utilisé pour lutter contre la prolifération d’insectes nuisibles comme les coquerelles. Ce pesticide cancérigène cause aussi plusieurs problèmes de santé, comme des spasmes musculaires ou des difficultés respiratoires.

L’ail

 

C’est peut-être l’aliment le plus problématique, car de nos jours, l’ail que nous retrouvons dans les épiceries provient presque toujours de la Chine. Peut-être vous souvenez-vous comme moi des petits paquets de 2 bulbes d’ail qui venaient dans une boîte de carton orange et verte; cet ail des États-Unis a pratiquement disparu maintenant.

En plus d’être produit avec de grandes quantités de pesticides, l’ail chinois a le désavantage de mettre évidemment plus de temps à arriver ici. Ce qui veut dire qu’il est souvent beaucoup moins frais, déjà germé, et moins digeste.

Que peut-on faire? Vérifier la provenance et rechercher l’ail local, par exemple dans les marchés publics. Par contre, ce dernier n’est pas disponible toute l’année. Il ne faut pas non plus hésiter à demander de l’ail qui ne provient pas de la Chine lorsqu’on fait l’épicerie; les supermarchés souhaitent après tout répondre à la demande des consommateurs. Si nous sommes plusieurs à exiger des alternatives, celles-ci pourraient être disponibles beaucoup plus rapidement que l’on pense.

Source : Epoch times / sante-nutrition

Image illustration :By Antoine TaveneauxOwn work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9461371

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