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Profondément engagée dans la protection de l’environnement, Marion Chaygneaud-Dupuy a fondé Clean Everest : un projet qui consiste à évacuer les déchets de la face nord de l’Everest.

Pouvez-vous imaginez dix tonnes de détritus sur l’Everest ? Cela paraît impensable. Marion Chaygneaud-Dupuy a remporté le prix Terre de Femmes 2019 de la Fondation Yves Rocher. La jeune femme de 38 ans a créé Clean Everest en 2016 : une expédition qui consiste à évacuer tous les déchets présents sur la face du nord de l’Everest, du côté tibétain. Les camps d’altitude à partir de 6 500 mètres sont les zones où se trouvent le plus de détritus. Au total, deux milliards de personnes dépendent de l’eau des glaciers de l’Himalaya, ce qui représente une ressource phénoménale pour la population asiatique.

Principalement trois camps ont été évacués car ils regroupaient de nombreux débris, parmi lesquels : de la nourriture, des bouteilles d’oxygène ou encore des bonbonnes de gaz. En trois ans, ce sont 8,5 tonnes de déchets qui sont descendues de l’Everest sur les plus de dix tonnes collectées.

Pendant toutes ces années d’expéditions, personne n’a vraiment porté son attention sur le problème des déchets parce que les expéditions sont tellement éprouvantes pour les alpinistes étrangers qui, après être allés au sommet, redescendent à toute vitesse en mode “survie”.

En 2012, la guide de haute montagne commence à travailler avec une entreprise tibétaine afin de créer une charte environnementale. Il faut trois ans pour qu’émerge une prise de conscience et mettre en place un programme : le fameux Clean Everest. Il s’agit d’un travail de coopération de 50 guides locaux qui se sont mobilisés autour de la charte environnementale qu’ils ont eux-même écrite.

 

Elle reprend les principes culturels tibétains de respect et du caractère sacré de la montagne. Un nouveau système pour préserver la montagne est en train de se mettre en place : “Cash for trash” est une pénalité financière anti-pollutiondestinée aux alpinistes les moins écolos.

Marion Chaygneaud-Dupuy, aussi présidente de l’association Highland Initiatives, espère reproduire le même projet à l’échelle de l’Himalaya. “Techniquement, le plus difficile était l’Everest. Les 10 000 € obtenus avec Terre de Femmes permettront d’évacuer la dernière tonne et de continuer nos efforts de communication et de sensibilisation“, confie l’alpiniste. Une belle initiative créative et engagée comme il fait du bien d’en découvrir.

Partagez son histoire pour lui donner un maximum de visibilité !

 

Imaginé par : Marion Chaygneaud-Dupuy et Clean Everest
Source : positivr.fr / creapills.com

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