Anne Roumanoff « Heureusement que les infirmières ne s’occupent pas des malades comme l’État s’occupe des hôpitaux : on arriverait enrhumé et on repartirait amputé ! »

C’est une des vidéos les plus virales de la semaine dernière. Jeudi sur Europe 1, dans « Ça pique mais c’est bon », sa nouvelle chronique quotidienne diffusée de 12h à 12h30 tous les jours,Anne Roumanoff a voulu rendre hommage aux infirmières.

Jeudi de la semaine précédente, les infirmières se mettaient en grève afin de dénoncer des conditions de travail toujours plus dures, et un secteur du soin public en décadence avec par exemple  des coupes budgétaires, un personnel hospitalier souvent en sous-effectif et des salaires de misère. Cette grève représente un véritable cri de détresse de toute une profession en danger, notamment à la suite de nombreux suicides d’infirmièresau cours des derniers mois.

C’est ainsi que, sur les ondes d’Europe 1, Anne Roumanoff a livré à son auditoire un véritable billet d’humeur sur la question des conditions de travail des soignant(e)s, saluer leur courage et la qualité de leur travail malgré ces conditions des plus difficiles, mais aussi, tout simplement, leur dire un grand « merci ».

Malgré le ton humoristique, on ressent une émotion certaine lorsqu’elle parle de la lutte journalière des infirmiers et des infirmières. Et il faut croire qu’elle a visé juste : sur la page Facebook d’Europe 1, la vidéo a dépassé les 4 millions de vues et a déclenché des vagues de commentaires enthousiastes et de remerciements dans le milieu des soignants !

« Je vous parle de femmes qu’on ne voit pas dans les journaux, qui se lèvent tôt et se couchent tard : les infirmières », […] ces héros du quotidien qui se donnent à fond pour 1.600€ par mois »,

Il n’y a qu’à voir les commentaires de la vidéo sur le post Facebook d’Europe 1 pour s’en convaincre : les infirmières et infirmiers ont été très sensibles à ce vibrant hommage de la comédienne, et c’est par dizaines qu’ils la remercient.

D’autres font part de leur colère, de leur déception voire de leur peur en ce qui concerne le devenir du métier d’infirmier(e). Certains de ces messages en forme d’appel au secours font vraiment mal au cœur : tandis qu’une jeune praticienne tout juste diplômée et à peine entrée dans la vie active, affirme qu’elle en a déjà marre et qu’elle cherche à changer de métier, une autre raconte qu’elle est « un peu en colère » (sic) de travailler de 4h30 du matin à 22 heures du soir pour gagner tout juste un peu plus que le SMIC.

Il est triste de voir qu’en ce moment , il y a autant de détresse venant d’une profession qui, par excellence, représente le don de soi, le dévouement inconditionnel pour assurer le bien-être de tous ceux qui souffrent.

Il faut finalement bien du courage, de la passion et de la foi en l’humanité pour pratiquer un métier si dur, si épuisant et si ingrat. Tous ceux qui ont, un jour ou l’autre, été obligés de fréquenter les hôpitaux « de l’autre côté » le savent : les infirmiers et les infirmières ne sont, finalement, rien de plus ni de moins que des anges en blouses blanches.

Alors, à celles et ceux qui nous lisent, surtout : ne lâchez rien ! On a besoin de vous.

Source : Europe 1 et Démotivateur / crédit image : Thesupermat

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