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La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire de l’intestin qui provoque une inflammation du tube digestif. La douleur abdominale, la diarrhée sévère et la fatigue font partie des symptômes les plus courants de cette maladie.

Lors du diagnostic de la maladie de Crohn, l’une des premières questions qu’un patient peut poser à son médecin consiste dans la possibilité de guérison. Actuellement, il n’y a aucun remède contre la maladie de Crohn et il est conseillé aux patients de se focaliser davantage sur la gestion de leurs symptômes, la prévention des poussées et la stimulation de la rémission en réduisant ou en contrôlant l’inflammation due à ces symptômes.

Certes, lorsqu’une personne souffre d’une maladie inguérissable, il est démoralisant de savoir qu’elle est simplement «coincée» avec quelque chose de malsain dans son corps. Il n’est pas possible de prendre une gélule magique ni de manger un fruit magique en vue de faire disparaître cette maladie. Mais quand les nouvelles portent un brin d’espoir, cela vaut le coup d’écouter.

Les champignons jouent un rôle important dans le développement de la maladie de Crohn

 

Des chercheurs de l’Université Case Western Reserve ont découvert un champignon qui se lie avec deux types de bactéries, pour provoquer les symptômes de la maladie de Crohn. C’est la première étude ayant révélé un champignon impliqué dans le développement de la maladie, et on espère que l’identification mène à de nouvelles méthodes pour traiter la maladie de Crohn.

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La maladie de Crohn

 

« Nous sommes déjà conscients que les bactéries, ainsi que d’autres facteurs génétiques et alimentaires, jouent un rôle de premier plan dans la maladie de Crohn », a expliqué le Docteur Mahmoud Ghannoum, professeur et directeur du Centre de mycologie médicale de l’université Case Western Reserve et auteur de l’étude.

« Principalement, les patients atteints de la maladie de Crohn ont des réponses immunitaires anormales à ces bactéries, qui habitent les intestins de chacun de nous. Alors que la majorité des chercheurs mettent l’accent sur ces bactéries dans leurs recherches, peu de chercheurs ont passé au crible le rôle des champignons qui sont également présents dans les intestins de chacun de nous.  »

 

E.Coli et Serratia Marcescens

Publié dans la revue mBio, l’étude a analysé les échantillons fécaux de 20 personnes atteintes de la maladie de Crohn, des échantillons de 28 membres de leurs familles qui ne souffrent pas de la maladie, et 21 personnes qui ne sont ni elles ni les membres de leurs familles atteints de la maladie.

Les chercheurs ont découvert que les personnes atteintes de la maladie de Crohn avaient deux bactéries présentes dans leurs excréments – l’Escherichia. Coli et la Serratia marcescens – qui se déplacent «de pair» avec le champignon Candida tropicalis. Les trois éléments produisent un biofilm qui déclenche l’inflammation liée à la maladie de Crohn.

Les chercheurs ont également constaté que les bactéries et les champignons avaient des concentrations beaucoup plus importantes dans les échantillons de patients, contrairement aux membres de leurs familles. Dans l’ensemble, le dénombrement bactérien et fongique des personnes qui ne sont pas atteintes de la maladie de Crohn et les membres de leurs familles qui souffrent de la maladie était très différent.

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Sebastian Kaulitzki

« Parmi les centaines d’espèces bactériennes et fongiques présentes au niveau des intestins, il est indicatif que les trois bactéries que nous avons identifiées étaient étroitement liées chez les patients atteints de la maladie de Crohn », a expliqué le docteur Ghannoum.

« De plus, nous avons constaté des ressemblances considérables dans ce que l’on pourrait appeler les  » profils intestinaux  » des familles atteintes de la maladie de Crohn, qui étaient remarquablement différents des familles qui ne souffrent pas de ladite maladie. Toutefois, nous ne devrions pas attribuer la maladie de Crohn aux dénombrements bactériens et fongiques dans nos intestins seulement.

En effet, il est évident que les membres de la famille partagent le même régime alimentaire et le même environnement à un niveau significatif. On appelle cela l’épigénétique. Des habitudes familiales. A cet égard, d’autres recherches sont nécessaires en vue d’assurer la précision de l’identification des causes de la maladie de Crohn.

 

Sources et références :

http://www.upi.com/Health_News/2016/09/21/Fungus-identified-as-key-factor-in-Crohns-disease/4611474477160/

wisemindhealthybody.com  / image illustration : Sebastian Kaulitzki

Traduit et adapté par: Aidersonprochain.com

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