Nous remuons tous ciel et terre afin de réussir sur le plan matériel au point de penser qu’il y a un lien étroit entre la richesse et le bonheur. Les médias et nos gouvernements nous encouragent à croire en cela, étant donné qu’ils ont besoin que nous continuions à gagner et à dépenser en vue de stimuler la croissance économique. Depuis notre tendre enfance à l’école, on nous apprend que le bien-être à long terme découle de la réussite et de la prospérité économique – «entreprendre» ou «réussir», tout en accumulant de plus en plus de richesses et de succès.

Par conséquent, beaucoup de gens sont stupéfaits de l’inexistence d’une corrélation directe entre la richesse et le bien-être. Une fois que nos besoins matériels de base sont satisfaits (c’est-à-dire une fois que nous sommes assurés de la nourriture régulière, d’un abri convenable et d’un certain degré de sécurité financière de base), la richesse n’a qu’un effet négligeable sur le bien-être.

Des études ont mis en évidence qu’en général les gagnants de la loterie ne deviennent pas plus heureux qu’ils ne l’étaient auparavant et que même les gens extrêmement riches – tels les milliardaires – ne sont pas plus heureux que les autres.

Il existe sur l’échelle internationale, une certaine corrélation entre la richesse et le bien-être, du en partie à l’existence de nombreux pays au monde où les besoins matériels fondamentaux des personnes ne sont pas satisfaits. Toutefois, cette corrélation n’est pas directe, étant donné que les pays les plus riches ont tendance à être plus politiquement stables, plus pacifiques et plus démocratiques, avec un degré inférieur d’oppression et un degré supérieur de liberté, qui constituent des facteurs primordiaux du bien-être.

Alors, pourquoi nous nous mettons en quatre pour acquérir de la richesse et des biens matériels ? Cette situation est comparable à un homme qui continue à frapper à une porte, même si on lui a dit que la personne qu’il cherche n’est pas à la maison. « Mais elle doit y être !» Il crie et fait irruption pour accéder à la maison. Il part à nouveau, mais revient à la maison quelques minutes plus tard pour frapper encore. Aspirer à obtenir le bien-être par le biais du succès matériel est tout aussi irrationnel que cela.

 

Le Bien-être à travers le don

Si tel est le cas, il semble qu’il y ait un lien entre le non-matérialisme et le bien-être. La possession de la richesse et des biens matériels ne conduit pas au bonheur, tandis que le fait d’en faire un don le fait véritablement. La générosité est étroitement associée au bien-être. Il convient de noter que des études portant sur des personnes qui pratiquent le bénévolat ont révélé qu’elles jouissent d’une meilleure santé psychologique et mentale et une longévité accrue. On a constaté que les avantages du bénévolat étaient bel et bien supérieurs à ceux de l’exercice physique, ou à la fréquentation des offices religieux.

Une autre étude a mis en relief que, lorsque les gens donnent une somme d’argent, ils gagnent plus de bienêtre plutôt que de le dépenser pour eux-mêmes. Ce sentiment de bien-être n’est pas une simple autosatisfaction : il provient d’un puissant sentiment d’attachement aux autres, d’une transcendance empathique et compatissante de l’individualité et de notre propre nombrilisme.

Paradoxalement, une autre étude a montré que le don de l’argent que vous gagnez est l’une des façons dont l’argent peut effectivement faire du bonheur : Cette recherche menée par Dunn, Gilbert et Wilson – a également mis en lumière que l’argent est plus susceptible d’apporter le bonheur si vous le dépensez sur les expériences, plutôt que sur les biens matériels. (1) Une autre étude conduite par Joseph Chancellor et Sonja Lyubomirsky a souligné que le fait de mener un mode de vie de «sous-consommation stratégique» (ou d’économie) peut également conduire au bien-être. (2)

Donc, si vous aspirez réellement à stimuler votre bien-être – et tant que vos besoins matériels de base sont satisfaits – ne tentez pas d’accumuler de l’argent dans votre compte bancaire et n’acquérez pas de biens matériels dont vous n’avez pas vraiment besoin. Soyez plus généreux et altruiste – augmentez le montant d’argent que vous donnez aux nécessiteux, octroyez plus de temps au bénévolat ou passez plus de temps à aider d’autres personnes, ou à vous comporter plus gentiment à l’égard de tous ceux qui vous entourent. Ignorez l’expression «Bonheur signifie consommation» dont les médias nous dupent.

 

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Un mode de vie caractérisé par la générosité et la sous-consommation ne correspond pas aux besoins des économistes et des politiciens – mais il nous rendra sans aucun doute plus heureux.

Nous ferions bien d’écouter les mots de l’Indien Américain, Ohiyesa, en parlant des Sioux :

Nous sommes convaincus que l’amour des biens est une faiblesse à surmonter. Cet amour se focalise sur le côté matériel, et s’il n’est pas freiné, il perturbera l’équilibre spirituel. Par conséquent, il est primordial d’inculquer l’idée de la beauté de la générosité aux esprits des enfants. Leur apprendre à donner ce qu’ils apprécient le plus, afin qu’ils puissent se délecter du bonheur de la bienfaisance.

L’empathie est un des piliers des relations humaines et des rapports humain, et peut réellement changer notre monde. Souvenez-vous que l’être Humain est créateur, et qu’il produit à l’extérieur ce qu’il ressent à l’intérieur.

Sources et Références: wakeup-world.com

(1)http://scholar.harvard.edu/files/danielgilbert/files/if-money-doesnt-make-you-happy.nov-12-20101.pdf

(2)http://web.archive.org/web/20140630033501/http://sonjalyubomirsky.com/files/2012/09/CLinpress.pdf

Traduit et adapté par: Aidersonprochain.com

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