Avez-vous vu des noix dans votre armoire à pharmacie récemment?

Selon l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (Food and Drug Administration – FDA), c’est précisément là que vous devriez les trouver. Parce que l’entreprise Diamond Foods a fait des déclarations véridiques concernant les avantages de la consommation de noix pour la santé que la FDA n’approuvait pas, elle a envoyé une lettre à l’entreprise dans laquelle elle déclarait « Vos produits à base de noix sont des médicaments » et « de nouveaux médicaments » et, par conséquent « ne peuvent pas être commercialisés légalement… aux États-Unis sans l’approbation d’une demande de nouveau médicament ». La FDA a même menacé Diamond Food de « saisie » si elle ne se conformait pas à ses règles.

D’après William Faloon, du magazine Life Extension, l’erreur de Diamond a été de faire des « investissements financiers pour sensibiliser le public et de leur fournir des noix ». Sur son site internet et ses emballages, l’entreprise a indiqué que des recherches scientifiques avaient prouvé que les acides gras (Oméga-3) contenus dans les noix avaient certains bienfaits pour la santé, y compris, une baisse du risque de maladie cardiaque et certains cancers.

Ces revendications sont réellement appuyées par des recherches scientifiques « Life Extension a publié 57 articles qui décrivent les avantages des noix pour la santé », et « La base de données de la Bibliothèque Nationale de médecine des États-Unis ne contient pas moins de 35 articles vérifiés appuyant la déclaration que l’ingestion de noix améliore la santé vasculaire et peut réduire le risque de crise cardiaque. »

Apparemment, ces preuves n’étaient pas suffisantes pour la FDA, qui a dit à Diamond que ses noix étaient, « mal étiquetées » car « le produit fait l’objet d’allégations de santé qui ne sont pas autorisées par la FDA. » La lettre de la FDA continue : « Nous avons déterminé que vous faites la promotion de vos produits à base de noix à des fins médicamenteuses car ces produits sont destinés à être utilisés pour la prévention, l’atténuation et le traitement d’une maladie. » De plus, ces produits sont également « mal étiquetés » parce qu’ils « sont proposés dans des conditions qui ne se prêtent pas à l’auto-diagnostique et au traitement par des personnes qui ne sont pas médecins, par conséquent, un mode d’emploi approprié ne peut pas être écrit pour qu’un profane puisse utiliser ces médicaments en toute sécurité aux fins prévues. » Qui savait que l’on devait suivre un mode d’emploi pour manger les noix?

Pendant ce temps, Faloon souligne que, les aliments qui ont peu ou pas de valeur de rachat font sans cesse l’objet d’une publicité, souvent accompagnés d’allégations de santé douteuses. Par exemple, on autorise Frito-Lay à faire toutes sortes de revendications au sujet de ses aliments frits, y compris que les croustilles Lay « sont bonnes pour le cœur ». Faloon conclut que « de toute évidence la FDA ne veut pas que les gens découvrent qu’ils peuvent réduire le risque de maladies liées à l’âge en consommant des aliments sains. Ils préfèrent que les consommateurs ne s’informent que sur les aliments commercialisés à grande échelle qui raccourcissent l’espérance de vie en augmentant le risque de maladie dégénérative ».

Faloon pense savoir pourquoi.

Tout d’abord, en étouffant la concurrence des fabricants de substituts plus sains, les fabricants de malbouffe, qui selon lui « font fortement pression » sur le gouvernement fédéral pour avoir un traitement favorable, engrangeront toujours plus de profits. Deuxièmement, en faisant consommer moins d’aliments sains aux Américains, les grandes entreprises pharmaceutiques et les fabricants d’équipements médicaux ont tout y à gagner en vendant plus de « médicaments coûteux pour le cœur, d’endoprothèses et de pontages coronariens » aux personnes qui sont devenues malades à cause de leur alimentation.

Mais les gens commencent à se battre contre les tactiques de la FDA.

« Les fabricants de jus de grenade, par exemple, ont poursuivi la FTC pour avoir censuré le Premier Amendement qui est le droit de communiquer les informations scientifiques au public», rapporte Faloon.Le Congrès fait également un projet de loi, La Loi sur la Liberté d’Expression concernant la Science (hr 1364), qui, Faloon écrit « protège les droits fondamentaux de la liberté d’expression, met fin à la censure de la science, et autorise la Communauté des produits naturels de santé à partager les résultats scientifiques évalués par les pairs avec le public ».

Bien sûr, si la Constitution était suivie comme prévu, rien de tout cela ne serait nécessaire.

La FDA n’existerait pas, mais si c’était le cas, en tant que création du Congrès, elle n’aurait pas le pouvoir de censure sur n’importe quel discours. Si les entreprises font de fausses déclarations sur leurs produits, ils seront rapidement punis pour cela, et une vraie fraude peut être traitée par les tribunaux. En l’absence d’un organisme gouvernemental censé garantir la sécurité de ses aliments et des médicaments et la véracité des allégations des producteurs, les consommateurs seraient plus exigeants, d’ailleurs ils le sont déjà davantage malgré les tentatives de la FDA pour empêcher la diffusion des recherches scientifiques. En outre, comme l’a observé Faloon, « Si quelqu’un pense encore que les organismes fédéraux comme la FDA protègent le public, cette proclamation qui affirme que les aliments sains sont des médicaments illégaux révèle une mascarade sordide du gouvernement ».

Crédits: Real Farmacy

L’auteur de l’illustration du site est Claire C.  son site espritsciencemetaphysiques

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