réussir
Free-Photos / Pixabay

« Il est inévitable d’être malmené par les autres à un certain moment de notre vie, toutefois nous devrions disposer des outils nécessaires pour faire face au sentiment d’injustice afin que les effets de celle-ci ne s’emparent pas de nous d’une manière malsaine ». Robert Enright

Nous avons tous ressenti la douleur de la trahison et la souffrance due à la maltraitance.

 

    • Peut-être que votre conjoint vous a trompé.

 

    • Peut-être que vos parents vous ont délaissé.

 

    • Peut-être que votre ami vous a menti sans scrupule.

 

    • Peut-être que quelqu’un a été ingrat vis-à-vis de vous.

 

Et la liste est longue…

 

Émotions et maltraitance :

pardonner
Candiix / Pixabay

Chacun de nous réagit de manière différente au sentiment d’être blessé. Certains comptent sur leurs habilités personnelles, certains restent de marbre, alors que d’autres ont du mal à aller de l’avant.

Les émotions engendrées par la maltraitance peuvent être intégrées dans la psyché. La raison des effets durables de la maltraitance est la suivante : nos cerveaux font en sorte de créer une certaine mémoire par rapport à l’excitation affective qui se produit lors d’une situation donnée.

 

Notre cerveau a une tendance innée à se souvenir des événements qui ont un puissant impact émotionnel.

Malheureusement, cette tendance s’applique aux événements indésirables – y compris les abus et les traumatismes.

 

Lorsque vous éprouvez des émotions négatives – telles que l’anxiété, la dépression, la peur et  l’insomnie, il est primordial pour votre santé psychologique d’y pallier. Pour ce faire, il vous faut du temps, des efforts et du capital émotionnel.

 

Le pouvoir du pardon et la difficulté à pardonner :

pardon
markzfilter / Pixabay

Le pardon constitue l’antidote le plus puissant pour remédier à la douleur provoquée par les autres.

Néanmoins, pardonner ne signifie ni « oublier et aller de l’avant », ni absoudre quelqu’un de ses mauvais actes. Le pardon consiste à choisir de se libérer de l’envie de châtier quelqu’un ou de se châtier soi-même en raison d’une offense.

Oui, le pardon est un choix, mais nous avons toujours du mal à nous pardonner car nos émotions rationalisent les choses alors que nous ne sommes pas responsables des actes des autres et nous n’assumons que la responsabilité de nos émotions et de nos idées.

 

Comment pourrait-on pardonner les autres ?

D’après le docteur Robert Enright, un pionnier dans l’étude scientifique du pardon, il est possible de mettre en œuvre un modèle en quatre phases pour nous aider à pardonner les autres et nous pardonner en même temps.

 

      1. Reconnaître que le pardon est possible :

En vue de pardonner quelqu’un, nous devrions en premier lieu croire que le pardon est possible en acceptant au moins que la notion de pardon est une solution face au problème.

 

      1. Choisir de pardonner :

Les gens ne doivent pas être contraints à pardonner, mais il est important de les motiver pour le faire, indique Enright.

Comme nous l’avons déjà mentionné, pardonner n’implique pas forcément le fait d’oublier le comportement passé de quelqu’un d’autre, et il est essentiel de prendre en considération les effets positifs du pardon sur nos émotions, ce qui nous permettra de comprendre son importance.

 

      1. Élaborer une liste :

Faites une liste sur laquelle figure toute personne qui vous a fait du mal depuis l’enfance de quelque manière que ce soit, ensuite faites un ordre de priorité en commençant par les personnes qui vous ont fait le plus de mal.

Prenez tout le temps nécessaire pour analyser vos émotions et c’est ainsi que vous saurez qu’il est grand temps de passer à l’étape suivante.

 

      1. Extériorisez votre colère :

Cette étape est une sorte de liste de contrôle, souligne Enright. « Comment gérez-vous votre courroux ? Qu’est-ce que vous faites pour le nier ? Êtes-vous plus courroucé qu’avant ? Quelles sont les répercussions physiques de votre courroux ?

Enright conclut « qu’une fois vous jetez un coup d’œil sur lesdites répercussions, la question suivante se posera : « est ce que vous voulez guérir » ?

 

      1. Faire un engagement :

Après l’accomplissement de la quatrième étape, vous serez prêt à pardonner. « Une fois cette étape accomplie en prenant conscience des effets néfastes de la colère sur votre bonheur, vous serez plus enclins à essayer de pardonner. »

 

      1. Prendre en considération les sentiments de l’autre personne :

C’est dans cette étape que vous commencerez à conjuguer des efforts pour pardonner l’autre. Elle implique de penser à l’autre de manière tout à fait différente. Est-ce que cette personne a été blessée auparavant ? Si la réponse est oui, est ce que sa blessure a contribué à votre blessure ?

 

      1. Reconnaître l’humanité de l’autre personne :

Vous étiez tous les deux nés dans ce monde et vous allez tous les deux passer de vie à trépas un de ces jours, vous saignez lorsque vous avez une entaille, chacun de vous a son propre ADN et lorsque vous trépassez, il n’y aura pas une autre personne comme vous. Étant donné l’humanité que vous partagez avec cette personne, est-il possible qu’elle soit originale, unique et irremplaçable au même titre que vous ? Se demande Enright.

 

      1. Être tolérant :

Consciemment ou inconsciemment, le comportement de l’autre personne vous a rendu plus sévère. Toutefois, si vous envisagez d’appliquer les principes du pardon du Docteur Enright, vous êtes tenus d’éliminer la colère malsaine qui se trouve à l’intérieur de vous, ce qui constitue « un soupçon de compassion » selon Enright.

 

      1. Assimiler la douleur :

Il est bel et bien normal d’avoir des sentiments puissants à cette étape. Enright souligne qu’il y a souvent une dose de douleur, mais c’est cette douleur qui nous permettra éventuellement d’aller de l’avant.

« La douleur consolide l’estime de soi car vous vous demandez : » Si je peux voir l’humanité chez celui qui n’a pas vu l’humanité en moi, et si je peux être tolérant vis-à-vis de celui qui ne l’a pas été envers moi, alors qui suis-je en tant que personne ? Je suis plus fort que je ne le pensais.  »

 

      1. Méditer et découvrir :

De manière générale, les gens sont plus conscients des blessures des autres, explique Enright. Ainsi, « ils deviennent plus patients avec les personnes qui pourraient avoir une mauvaise journée ; ils comprennent que certaines personnes sont blessées tout le temps, et ils sont généralement plus conscients de la souffrance des autres et veulent contribuer au soulagement de leur douleur.

Il y a sans doute une période de réflexion lorsque la douleur passe et c’est là où vous réaliserez que : (a) vous êtes plus fort et (b) vous êtes plus heureux.

 

      1. Répéter le processus :

Vous avez commencé par pardonner une personne qui figure sur la liste élaborée auparavant ? Après un certain temps, vous devriez envisager de revenir à la même liste.

Vous finirez par pardonner une myriade de personnes qui vous ont malmené plutôt que vous ne l’imaginez, et vous serez plus heureux, plus fort, tout en menant une vie plus épanouie.

 

Sources et références: powerofpositivity.com

http://www.personality-project.org/

https://internationalforgiveness.com/NEED-TO-FORGIVE.HTM

https://www.rd.com/ADVICE/RELATIONSHIPS/BEST-WAY-TO-FORGIVE/

Traduit et adapté par: Aidersonprochain.com

Les psychologues expliquent comment pardonner les autres et laisser le passé trépasser
Notez cet article

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.