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Enfumer certaines plantes est un rituel largement utilisé dans certaines cultures. Il remonte à l’ère préhistorique et est toujours en odeur de santé aux quatre coins du monde, en tant que purificateur de l’esprit.

De nos jours, les recherches scientifiques modernes mettent en relief que cette pratique peut effectivement avoir des bienfaits pour la santé en purifiant l’air des bactéries pathogènes.

L’enfumage d’herbes et de résines végétales à des fins médicinales et spirituelles – connu sous le nom de «Smudging» – est un rituel ancien pratiqué par les peuples autochtones du monde entier.

Le Smudging constitue une pratique qui permet de libérer les «esprits» à l’aide de diverses plantes en vue de rétablir l’équilibre et le bien-être des individus ou des groupes. Certaines personnes le considèrent comme une « purification spirituelle» qui permet d’éradiquer la négativité émotionnelle et spirituelle qui s’accumule dans votre corps ainsi que dans les espaces qui vous entourent.

Toutefois, ceci étant dit, les sceptiques pensent que le fait d’attribuer maints bienfaits pour la santé à l’enfumage de la sauge et de l’encens, reflète de la «pensée magique». Cette pratique a même été accusée d’être une forme d’impérialisme culturel du Nouvel âge où les chamanes imitent et s’approprient des traditions des peuples autochtones que leurs prédécesseurs ont essentiellement conquis.

Compte tenu des points de vue opposés sur cette pratique de plus en plus courante, ainsi que sur le rôle de la combustion de l’encens dans les traditions religieuses occidentales, tel le catholicisme, nous avons décidé de passer cette pratique au crible.

En premier lieu, nous avons analysé une étude effectuée en 2006 publiée dans le Journal of Ethnopharmacology intitulée «Medicinal Smoke». Ladite étude portait sur les remèdes faits à base d’une ou de plusieurs plantes et herbes provenant de 50 pays des 5 continents et administrés sous forme de fumée.

Les chercheurs ont constaté que la fumée médicinale est principalement utilisée afin de traiter les systèmes spécifiques suivants : « pulmonaire (23,5%), neurologique (21,8%) et dermatologique (8,1%) ». Ils ont également constaté que « la fumée ambiante, qui constitue un type de fumée passive générée par l’enfumage / encens, est traditionnellement considérée comme un« purificateur efficace de l’air ».

L’étude a souligné que la médecine moderne devrait considérer la fumée médicinale comme une forme d’administration de médicaments, du aux vertus suivantes : Les bienfaits des remèdes à base de plantes enfumées consistent dans l’administration rapide au cerveau, une absorption plus efficace par le corps et une réduction des coûts de la production « .

« Purifier », dans le sens d’un rite «spirituel», ne porte bien entendu pas sur une intention propre à «tuer des microbes», ou comme alternative aux médicaments. Mais parce que la biomédecine moderne ne reconnaît que ce qui est vérifiable empiriquement – qui ne comprend pas «l’âme» ou «ondes négatives» – cette pratique n’obtiendra qu’une faible crédibilité dans la perspective dominante de notre société, soit une vision du monde contaminée par le scientisme, et pour autant qu’ils puissent démontrer que cela exerce effectivement une fonction utile, telle que la destruction des germes pathogènes.

Grâce à une étude remarquable datant de 2007 et intitulée, “Medicinal smoke reduces airborne bacteria,” – ” la fumée médicinale réduit les bactéries ambiantes », publiée dans le « Journal of Ethnopharmacology », nous savons maintenant que la fumigation peut être l’une des méthodes antiseptiques les plus puissantes jamais découvertes.”

Nous avons constaté qu’une heure de traitement à base de fumée médicinale émanant de la combustion du bois, et d’un mélange d’herbes odoriférantes et médicinales sur la population des bactéries aériennes a entraîné une baisse de 94% du nombre de bactéries par 60 min, et la capacité de la fumée à purifier ou à désinfecter l’air et à rendre l’environnement plus propre a été maintenue jusqu’à 24 heures dans la pièce fermée.

L’absence de bactéries pathogènes des genres Corynebacterium urealyticum, Curtobacterium flaccumfaciens, Enterobacter aerogenes (Klebsiella mobilis), Kocuria rosea, Pseudomonas syringae pv. Persicae, Staphylococcus lentus et Xanthomonas campestris pv. Tardicrescens dans la salle ouverte, même après 30 jours, sous-tend le potentiel bactéricide du traitement à base de fumée. Nous avons démontré que l’utilisation de la fumée médicinale peut éliminer plusieurs bactéries pathogènes végétales et humaines qui se trouvent dans l’air d’un espace fermé.

 

Êtes-vous conscients des bienfaits de cette pratique ?

Non seulement la fumée des plantes médicinales a éliminé 94% de la population des bactéries aériennes en une heure de temps, mais le lendemain, la pièce fermée restait efficacement décontaminée. Et plus étonnant encore, un mois plus tard, sept autres bactéries pathogènes dans la salle ouverte étaient indétectables.

Étant donné que l’air urbain moderne contient plus de 1800 types de bactéries [1] – y compris les bactéries pathogènes – la découverte de cette pratique pourrait avoir une large gamme de bienfaits pour lutter contre une panoplie de bactéries résistantes aux antibiotiques dont le CDC, qui a lui-même reconnu son incapacité à les éliminer. Dans ce contexte, environ 1700 microbes différents ont été détectés au système du métro de la ville de New York, y compris ceux responsables de l’Anthrax (Bacillus anthracis) et de la peste bubonique (yersinia pestis).[2]

D’autre part, compte tenu des méthodes classiques de stérilisation de l’air et de la surface, et la neutralisation des odeurs utilisent des mélanges chimiques (tels le Lysol) qui sont beaucoup moins efficaces que les produits annoncés (une étude a révélé qu’ils sont 10 fois moins efficaces qu’on ne le croit), l’enfumage des plantes ou l’utilisation d’encens naturels constituent une approche plus sûre et plus efficace.

Maintenant que nous avons découvert les propriétés de décontamination de la fumée médicinale sur les microbes aériens, nous pourrions considérer que l’utilisation traditionnelle du Smudging en tant qu’un purificateur des « esprits maléfiques » ou des « énergies négatives », reflète ses véritables propriétés antiseptiques, et cela ne diminue certainement ses effets de «purification» sur les systèmes d’énergie les plus subtils de notre corps.

Sources et références: 

[1] Brodie, E.L., DeSantis, T.Z., Moberg Parker, J.P., Zubietta, I.X., Piceno, Y.M., Andersen, G.L., 2006. Urban aerosols harbor diverse and dynamic bacterial. Proceedings of the National Academy of Sciences 104, 299–304.

[2] Ebrahim Afshinnekoo et al,  Geospatial Resolution of Human and Bacterial Diversity with City-Scale Metagenomics, published online Cell Systems, Feb. 2015

Https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17913417

Https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17030480

healthy-holistic-living  / greenmedinfo.com / Traduit et adapté par: Aidersonprochain.com 

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